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Assis, debout, à genoux, toutes les positions sont bonnes en classe !

Soumis par andredubus le

En bordure du centre historique de Québec, bâtie il y a une dizaine d’années sur l’emplacement de l’ancien Collège St Augustin, démoli en raison de sa vétusté et de son inadaptation, la nouvelle école primaire accueille aujourd’hui plus de 300 élèves. La directrice est particulièrement fière de présenter son école, la première école « leed » du Québec, entendez la première école bâtie en fonction des critères énergétiques durables : isolation maximale, toiture verte, utilisation des énergies renouvelables… Mais l’originalité tient surtout dans les projets pédagogiques innovants destinés à un public diversifié, qualifié aussi de défavorisé. L’un d’entre eux a retenu particulièrement mon attention, celui des « Flexible table ».

Dans la classe, une petite vingtaine d’élèves de 11 ans, en dernière année primaire, occupent des bancs et des tables rondes ou carrées de différentes hauteurs, certains sont à genoux, d’autres encore sur un tabouret plus haut perché. Le matin, lorsqu’ils arrivent en classe, aucune place n’est attribuée, les élèves s’assemblent autour d’une table de leur choix, à trois ou quatre, se plongent ensuite dans les travaux du jour puis, au gré de leur envie, changent de position, continuent à travailler seul ou rejoignent une autre table. L’enseignante est là pour leur donner les directives scolaires, les accompagner dans leurs travaux et vérifier les acquis. Les mines sont réjouies, les enfants sont contents de nous expliquer leurs travaux et, surtout, leur organisation spatiale. « On peut bouger quand on a envie, c’est plus confortable, on se concentre mieux ». L’ambiance est visiblement heureuse. Tant du côté de l’enseignante que du côté des élèves. A ma question de savoir si ce projet bénéficie d’un suivi pédagogique particulier, la directrice me répond que non, car la démonstration du bien-fondé de la formule est maintenant largement acquise. Ce type de classe tend actuellement à se généraliser.

Pas vraiment encore chez nous, sur le vieux continent…

André du Bus

En mission parlementaire au Québec

Le 26 octobre 2017