M. du Bus de Warnaffe salue l’engagement de M. le Ministre à refinancer le secteur et par là à la reconnaissance des réponses offertes par les services aux grands problèmes de société qui se posent actuellement. L’enjeu réside désormais dans l’affectation des importants nouveaux moyens dégagés alors que les demandes sont multiples. Toutefois, au niveau du programme 1, activité 11 « prévention générale, initiatives novatrices et actions transversales », si le budget alloué à la prévention est préservé, il n’augmente pas significativement. Or la prévention est un sujet particulièrement important.
S’agissant de l’activité 14 « établissements, milieux d’accueil et initiatives diverses », 19 millions sont alloués ce qui profite largement au refinancement du secteur alors que c’est dans ce point que se traduit l’augmentation des prises en charge qui renforce les services. Si celle-ci est saluée, les priorités qui conduiront l’affectation doivent encore être fixées.
En outre, dans le cadre de ce refinancement, l’orateur demande quelle est la portion allouée à la création de places de prise en charge, d’une part, et au renforcement des services, d’autre part, alors que ces deux points sont liés.
Dans son exposé général, M. le Ministre fait état de 500.000 euros pour la prise en charge, au travail de suivi et à la réinsertion des jeunes ayant commis des faits qualifiés d’infraction (FQI) et à la lutte contre le radicalisme violent chez les jeunes. A cette fin, les Sections d’accompagnement, de mobilisation intensifs et d’observation (SAMIO) ainsi que le suivi post-institutionnel Avancer, progresser, innover (API) seront renforcés afin de tendre au mieux vers l’accompagnement des mineurs et de mieux faire face à la radicalisation violente chez les jeunes. La volonté semble de rendre obligatoire le suivi post-institutionnel chez les jeunes radicalisés. Toutefois, le commissaire demande quel est l’article budgétaire qui bénéficiera de ce montant de 500.000 euros et quand ce travail de suivi post-institutionnel sera rendu obligatoire chez les jeunes dits « radicalisés ». Enfin, s’agissant des subventions relatives aux familles d’accueil, l’examen des différents articles budgétaires qui s’y rattachent montre que certains sont en diminution forte, tel l’A.B. 33.23 P.A. 14, d’autre en légère augmentation avec en fin de compte une diminution générale des moyens alloués à cette thématique. L’orateur demande par conséquent à M. le Ministre de clarifier cette situation.
M. Baurain se réjouit que le budget consacré aux maisons de justice soit préservé alors qu’il affiche une légère augmentation de plus de 2%. Si aucune surprise majeure n’est à relever, il convient toutefois de rappeler les enjeux et défis majeurs auxquels sont confrontées les maisons de justice désormais bien implantées dans le paysage institutionnel et administratif de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Un autre aspect de leur travail est celui de la prévention et de la prise en charge des personnes radicalisées. Pour y répondre, le Centre de prévention et de lutte contre le radicalisme violent est en place qui a pour mission d’informer, d’aider et de soutenir socio-psychologiquement les proches de personnes en voie de radicalisation violente ou condamnées pour des faits de terrorisme. Il a également la charge les personnes en voie de radicalisation violente ou condamnées pour des faits de terrorisme en vue de faciliter leur désengagement. Enfin, l’orateur insiste sur l’impact des mesures prises au niveau fédéral alors que le groupe cdH insiste pour que la collaboration avec ce niveau de pouvoir soit régulière et soutenue. La Fédération Wallonie-Bruxelles est en effet dans l’incapacité d’assumer seule l’impact budgétaire des décisions prises à cet échelon. Il conviendrait donc, pour le commissaire, de soutenir financièrement ces mesures.
Concernant l’implémentation du nouveau décret « partenariats », M. le Ministre précise que l’entré en en vigueur pour 2018 n’a par conséquent aucune incidence sur le budget pour l’année 2017. A cet égard, les syndicats ont été rencontrés et la mise en œuvre de l’arrêté suit le calendrier annoncé. Le financement du Caprev sur la D.O. 11 s’explique par les frais relatifs à la fonction publique qui sont à la charge de cette division organique. De plus, M. le Ministre tient à souligner la compétence reconnue par les autres entités du pays et au-delà du personnel relevant de ce secteur. En ce qui concerne plus particulièrement le spectacle « rien à faire, rien à perdre », l’orateur soutient toute initiative qui vise à améliorer le vivre ensemble et la compréhension des problématiques impliquant les jeunes de la Fédération à l’instar de la pièce « djihad ».