Aller au contenu principal

Haute École Lucia de Brouckère : clé de répartition du refinancement de l’enseignement supérieur

Soumis par andredubus le
Question à M. Jean-Claude Marcourt, vice-président, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et des Médias

M. André du Bus. – Les étudiants de la Haute École Lucia de Brouckère (HELDB) d’Anderlecht ont réalisé une grève de deux jours à la fin du mois octobre dernier. En cause, l’annulation des cours qui n’ont pas lieu faute de professeurs, l’indisponibilité du secrétariat et des autorités et, enfin, des conditions d’étude jugées indignes d’un système éducatif de qualité.

Les difficultés financières et de gestion de la HELDB ne sont pas nouvelles. En juillet 2015, le service externe de prévention et de protection Arista remettait d’ailleurs un rapport qui confirmait les dysfonctionnements internes de l’établissement. Ces difficultés ont de graves conséquences sur le projet pédagogique de l’école. Plusieurs étudiants ont d’ailleurs quitté la Haute École pour ce motif.

Des solutions ont été proposées par le pouvoir organisateur afin d’améliorer la situation. Citons par exemple la mise sur pied d’un comité d’accompagnement des autorités de l’institution en février 2014, ou l’élaboration d’un plan d’action par le pouvoir organisateur répondant point par point aux problématiques soulevées par le rapport Arista. Malgré ces initiatives, les difficultés persistent.

Monsieur le Ministre, je vous ai déjà interrogé plusieurs fois sur le sujet. Lors de ma dernière intervention, l’an passé, vous m’aviez expliqué que les difficultés budgétaires de cet établissement étaient notamment dues au fait que son allocation globale était entièrement consommée par les traitements du personnel. Est-ce toujours le cas?

Vous m’aviez aussi informé du fait qu’un groupe de travail s’était créé pour proposer un plan d’action qui doit permettre d’améliorer la situation budgétaire de cet établissement. Ce plan d’action a-t-il vu le jour? Quelles en sont les principales balises?

[...]

M. André du Bus. – Monsieur le Ministre, je vous remercie pour les informations que vous nous communiquez. J’apprends que ce plan d’action est en train de se mettre en place. Ce qui est étonnant, c’est que les initiatives dont vous nous faites part n’ont pas empêché deux jours de grève chez les étudiants. J’aimerais savoir dans quelle mesure les étudiants sont impliqués dans ce plan d’action. C’est une question que l’on peut se poser dès lors que le mal-être de cette école ne date pas d’hier. Si une réforme en profondeur est nécessaire, il faut l’élaborer avec tous les acteurs, et en premier lieu avec les représentants des étudiants. Je plaide pour que vous relayiez cette demande auprès du commissaire du gouvernement, de telle sorte que les étudiants soient mieux impliqués dans les plans d’action lancés afin de redorer l’image de marque de cet établissement et de faire en sorte qu’il fonctionne à la hauteur des missions qui lui sont confiées.