Communiqué du Groupe cdH au Parlement bruxellois
Imposer le bilinguisme aux praticiens de la santé à Bruxelles : « Une ineptie sans nom, traduisant une méconnaissance totale des réalités bruxelloises », dénonce le député cdH André du Bus
La NVA avait prétendument promis de ranger dans un tiroir ses exigences communautaires, le temps de cette législature. Chassez le naturel, il revient au galop… Pour André du Bus, député cdH et membre de la Commission de la Santé du Parlement bruxellois, la proposition faite par cinq députés NVA visant à imposer à n’importe quel praticien de la santé exerçant à Bruxelles la connaissance des deux langues de la Région est « une ineptie sans nom, traduisant la plus parfaite méconnaissance des réalités bruxelloises de terrain, particulièrement en matière de santé ».
Outre le fait qu’imposer la connaissance d’une ou de plusieurs langues pour exercer son métier est contraire aux règles européennes en matière de libre circulation des personnes, le député humaniste rappelle la difficulté de plus en plus importante qu’il y a déjà aujourd’hui à trouver à Bruxelles des médecins généralistes en suffisance. Le Livre Noir sur la Santé Mentale, rendu public il y a peu, rappelait d’ailleurs combien la prise en compte à Bruxelles de souffrances psychiques et autres est totalement insuffisante. Imposer le bilinguisme obligatoire pour pouvoir pratiquer la médecine et les métiers connexes (infirmiers, kinés, dentistes, pharmaciens, … ) ne fera que rendre la situation bruxelloise plus précaire et plus explosive encore, dans une région où la première ligne de soins est en grande souffrance.