Aller au contenu principal

Le manque de personnel à Bruxelles Mobilité

Soumis par andredubus le

Question à Monsieur Pascal Smet, ministre de la mobilité et des travaux publics

M. André du Bus.- Il y a un peu plus de trois mois, je vous ai interrogé sur la situation du personnel de Bruxelles Mobilité, à la suite de l’audit évoqué à plusieurs reprises en commission. Cet audit réalisé par Ernst & Young avait conclu à un manque important de personnel, avec un besoin urgent de 28,5 équivalents temps plein (ETP), principalement en matière de gestion et d'entretien des réseaux. S'y ajoutait un besoin additionnel, moins urgent mais nécessaire au fonctionnement optimal de l'agence, estimé à 74,2 ETP.
Je vous avais alors demandé de faire un état des lieux de l'évolution de la situation. Quelques mois plus tard, je voudrais donc refaire le même exercice avec vous. Vous m'aviez répondu, en novembre dernier, que 17 ETP étaient entrés en service entre mai et septembre 2017, et que 28 autres recrutements étaient en cours. Ces 28 recrutements sont-ils terminés ? Dans l'affirmative, il reste environs 30 ETP à recruter afin d'arriver, selon l'audit, à un fonctionnement optimal. Ces recrutements ont-ils d'ores et déjà fait l'objet d'une décision ou d'un calendrier de recrutement ?

Pouvez-vous également m'indiquer quels services de Bruxelles Mobilité sont concernés par les recrutements opérés depuis mai 2017 ? En outre, vous indiquiez que le gouvernement allait désigner, dans les prochaines semaines, les trois nouveaux directeurs chefs de service. Ont-ils été nommés ? Vous révéliez également que l'appel à candidatures pour un nouveau directeur général allait être lancé au début de 2018. A-t-il bel et bien été lancé ?

En guise de conclusion à votre dernière réponse, vous déclariez que, malgré l'engagement professionnel du personnel et la qualité des collaborateurs, la culture d'entreprise pouvait encore être améliorée. Qu'entendiez-vous exactement par cette affirmation ? Avez-vous, depuis lors, pris des mesures afin d'améliorer cette culture d'entreprise ?

Mme la présidente.- La parole est à M. Smet.

M. Pascal Smet, ministre.- Les besoins globaux de Bruxelles Mobilité sont de 102 équivalent temps plein (ETP). En ce qui concerne les 25 ETP de renfort net urgent décidés par le gouvernement, 17 sont entrés en service et 8 procédures de recrutement sont à relancer, faute de candidats suffisants ou de lauréats. Il reste donc 77 ETP à attribuer, en fonction de l’avancement de la réforme de Bruxelles Mobilité et des différents plans de personnel pour les années à venir. Il est à noter que onze procédures sont en cours pour des remplacements. Ceux-ci se font en fonction des besoins prioritaires, et pas nécessairement là où le départ a eu lieu. Tous les services et directions de Bruxelles Mobilité sont concernés par les recrutements opérés depuis mai 2017. Pour le moment, trois des quatre postes de directeurs chefs de service ont été attribués par le gouvernement. Les directeurs chefs de service sont entrés en fonction depuis janvier de cette année. Il s’agit de M. Jean-Rodolphe Dussart à la Planification, et de deux nouveaux chefs de service : M. Eric Monami-Michaux, pour l'entité Construction, et M. Olivier Van Craenenbroek, pour l'Exploitation.

La procédure pour le poste de directeur chef de service pour l’entité Maintenance a été relancée. La nomination des nouveaux directeurs constitue un premier pas important dans la mise en place d’une culture managériale au sein de Bruxelles Mobilité.

Le directeur général prenant sa retraite à la fin du mois de novembre, le lancement de la procédure pour ce poste sera soumis au gouvernement en mars.
L’amélioration de la culture d’entreprise et de la culture managériale est un volet important. C'est pour cette raison que nous avons approuvé le plan Route 66. Nous avons besoin des différents recrutements, du nouveau directeur général, des nouveaux directeurs chefs de service et de tout le personnel dans son ensemble pour que Bruxelles Mobilité soit véritablement à la hauteur de nos attentes.

Mme la présidente.- La parole est à M. du Bus de Warnaffe.

M. André du Bus.- Je voudrais simplement vous rappeler qu'en matière de culture d'entreprise, vous disposez d'un outil très intéressant : la législation sur le bien-être au travail. Elle permet, par son analyse des relations, de l'organisation et des caractéristiques du travail, de remettre en place une culture d'entreprise, surtout lorsque vous procédez à l'engagement de nouveaux responsables et de nouveaux directeurs. À ce moment, les conditions sont optimales pour effectuer une analyse de la situation et travailler sur les valeurs de l'entreprise. C'est un élément souvent mis entre parenthèses et qui est souligné par les comités pour la prévention et la protection au travail (CPPT) lorsqu'il est question de stress, de burn-out, etc.