La Charte d’Ottawa est d’une clarté éblouissante d’enjeux politiques et démocratiques. Elle stipule que le bien-être des individus réside dans leur implication dans les processus de décision qui les concernent. La participation des citoyens représente donc clairement un enjeu de santé majeur. Mais, force est de constater que cette participation, bien qu’en progression permanente, reste un processus difficile à organiser, soumis trop souvent aux aléas de la volonté des responsables politiques et de leur agenda, quand elle ne fait pas objet d’une manipulation réelle ! Un exemple : les conseils consultatifs communaux, constitués de citoyens sans mandat politique. Il en existe dans chaque commune, sur différents sujets : la mobilité, le handicap, la famille, les personnes âgées, la santé… Avec des succès de participation et de production d’idées bien divers. Certains de ces conseils sont en léthargie totale, d’autres ronronnent, d’autres encore font preuve d’une dynamique réelle. Or, ces conseils peuvent assurer un rôle politique réel, en émettant des suggestions à l’égard du Collège, produisant des avis sur des projets spécifiques, faisant émerger des besoins nouveaux.
Composés de citoyens, dont certains sont déjà engagés dans des associations, d’autres choisis pour leur compétence, d’autres encore parce qu’ils portent une sensibilité de l’un ou l’autre quartier, ces conseils représentent un axe de participation structurel intéressant, malheureusement trop souvent malmené. Face à cette situation caractérisée par un mode de fonctionnement très inégal, une proposition d’ordonnance, portée par le cdH, est actuellement en débat au parlement. Elle vise à structurer de façon officielle la composition, le mode de fonctionnement et les missions des conseils consultatifs des personnes âgées. De façon, à redynamiser ces conseils, leur accorder les moyens financiers nécessaires à leur fonctionnement, et légitimer davantage leur existence aux yeux des autorités locales. Occasion aussi de s’élargir au numérique (application, blog, site web) qui offre toute une série de possibilités nouvelles pour étendre et renforcer la légitimité du travail des conseils consultatifs, tout en augmentant leur accessibilité à tous les citoyens. Et de donner des idées aux autres conseils consultatifs, pour que l’implication de chacun soit mieux prise en considération tout au long de la législature communale.