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Le Plan stratégique de la promotion de la santé : Un premier pas intéressant vers la transversalité

Soumis par andredubus le

C’était, en commission, un moment fort attendu. Il s’agissait de la présentation, en juin dernier, du premier plan stratégique de la promotion de la santé pour Bruxelles. Les bonnes nouvelles sont d’abord du côté de la définition du cadre d’intervention : une approche claire, structurée, cohérente et accessible. Offrant une analyse de la situation de Bruxelles en rapport avec les critères de la promotion de la santé et une définition des besoins en rapport avec l’analyse de la situation .

Ensuite l’approche transversale, impliquant les différents niveaux de pouvoir, est valorisée, nourrissant l’intérêt d’une coordination entre les acteurs institutionnels, le monde de l’enseignement, celui de la jeunesse ou encore le monde carcéral. Sur le plan plus opérationnel, on y retrouve également une série de priorités développées par le secteur.

Les nouvelles plus inquiétantes ne sont cependant pas absentes: le fait que la stratégie de la transversalité se base surtout sur des Conférences Interministérielles et les accords de coopération met trop en avant la fragilité du système tel qu’il est pensé. A croire que le caractère opérationnel de cette vision transversale ne tient finalement qu’à la bonne volonté des excellences ministérielles relevant de la Cocof ou d’autres niveaux de pouvoir. La question : Arrivera-t-on un jour à faire porter la promotion de la santé par le ministre président du Collège, de telle sorte qu’il réussisse l’articulation du plan avec les différentes compétences ? Ou, mieux encore, par le ministre président régional bruxellois ? Par ailleurs, sur le plan de l’implication des acteurs de terrain, on ne peut taire une série de bémols apportés relevés entre autres par la section promotion de la santé du conseil consultatif : qu’en est-il des publics cibles, des milieux de vie, de l’articulation avec la Région wallonne, des indicateurs d’impact appliqués aux autres compétences, de la définition des critères d’évaluation… Bref, il y a encore du pain sur la planche. Mais ne boudons pas notre plaisir : il s’agit d’un plan intéressant, qui a le mérite de la clarté, qui impose un changement de paradigme politique, ce qui représente pour le cdH le principal défi, et qui mérite une large médiatisation.