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Nouvel exploitant pour le Cirque royal

Soumis par andredubus le
Question à Madame Alda Greoli, Ministre de la Culture et de l'Enfance

M. André du Bus. – Madame la Ministre, le Botanique apprenait en septembre dernier la décision de la Ville de Bruxelles de mettre fin à la convention de concession portant sur l’exploitation du Cirque royal. Face à cette décision, le Botanique a introduit un recours au Conseil d’État qui a amené un appel à projets qui se clôture le 29 août 2016.

Cette décision porte un préjudice important au Botanique qui était lié par cette convention depuis juillet 1999, pour 27 ans, et qui avait mené une politique de développement musical significative. Le Cirque royal était en effet devenu un haut lieu du rayonnement musical francophone et bruxellois. Mais cette décision porte aussi un préjudice à la Fédération Wallonie-Bruxelles qui soutenait les artistes programmés par cet opérateur.

Quel est votre avis sur cette décision de la Ville de Bruxelles? La politique de soutien aux artistes musicaux de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne risque-t-elle pas de subir de préjudice?

Je rappelle que la Fédération Wallonie-Bruxelles a investi 155 000 euros dans des travaux de modernisation du Cirque royal. Est-il donc normal que la Ville de Bruxelles reprenne ce lieu? Il y va du rayonnement de nos artistes et de notre politique culturelle.

Mme Alda Greoli, vice-présidente et ministre de la Culture et de l’Enfance. – Monsieur le Député, je ne puis que donner raison à vos propos. En effet, la convention entre le Botanique et la Ville de Bruxelles prévoyait que cette dernière pouvait y mettre fin. Je regrette qu’en le faisant de manière unilatérale, sans concertation avec le Botanique et la Communauté française, la Ville nous mette tous deux devant des difficultés. Une collaboration exceptionnelle entre le Botanique et le Cirque royal est mise à mal. Elle permettait au Botanique de promouvoir, avec un réel rayonnement, les musiques contemporaines qui ont une diversité exceptionnelle. Cela met aussi à mal la politique de la Communauté française dont la vision est d’être à la fois un support et un promoteur de collaboration avec les communes et les villes pour leur permettre de mettre encore mieux en évidence toute une capacité culturelle. Non seulement c’est la vision et la place du Botanique et, dès lors, la place des artistes dans la musique aujourd’hui, qui trouvaient au sein du Botanique et de la collaboration avec le Cirque royal une scène digne de leur qualité pour pouvoir s’exprimer, mais c’est aussi une politique beaucoup plus événementielle et strictement événementielle de la Ville de Bruxelles qui entre en concurrence avec une véritable politique culturelle de la Fédération, et je le regrette.

M. André du Bus. – Madame la Ministre, je vous remercie pour vos réponses qui témoignent à tout le moins d’une volonté d’assurer un développement et une continuité dans la politique de soutien culturel et musical à Bruxelles. J’imagine que vous prendrez contact avec les autorités de la Ville de Bruxelles pour voir comment traiter cette question qui, à mon avis, impose des contacts directs avec la Ville de Bruxelles. Nous attendons donc le résultat de ces futures négociations.